La naissance des Gobots au Japon

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La naissance des Gobots au Japon

Message  Mon Lieutenant le Dim 19 Fév - 15:43

Les Machine Robo commencèrent leur vie en 1982. Les premières figurines à être distribuées le furent par Popy Pleasure, une compagnie dissidente qui décida de quitter le giron de Bandaï. Cette compagnie se chargea principalement d'éditer des jouets sous license issus de séries de Supers Robots et de celles de Tokusatsu, malgré un déclin constaté du genre. En ces temps de vaches devenant maigres, Popy s'engouffra dans l'idée de distribuer des figurines sans license et à bas coût, très accessibles donc. Initialement dessinés et créés par Katsushi Murakami, ces jouets étaient (et sont encore d'ailleurs) de petits véhicules qui pouvaient se transformer en robots. Si l'idée n'était pas très originale, la série des Machine Robo se vendit très bien, aidée en cela par leur faible prix, autour de 600 yens, d'où leur surnom de "600 series".

Fort du succès de sa gamme, Popy entama d'étendre cette dernière avec des figurines plus grandes, mieux définies, et forcément plus chères (à peu près le double des petits formats) : les ScaleRobo DX, DX pour deluxe. Ces robots grands formats étaient la copie "conforme" de véhicules existants et étaient de fort belle facture (pour l'époque) et possèdaient un niveau de détail élevé. Un des premiers à être diffusé fut le véhicule de Cobra (Space Cobra) : Psychoroïd, plus tard renommé Future Machine. Suite à la distribution de 12 robots petits formats et 7 robots DX, et en dépit d'un succès commercial réel, Popy fut réabsorbé par le géant Bandaï au début de l'année 1983. Pour autant, le succès de ces robots transformables était suffisamment intéressant pour que Bandaï continue la gamme.


Le premier pas des responsables de Bandaï fut bien entendu de redessiner le "packaging" de la série 600. Puis, ils lui ajoutèrent leurs propres créations. A partir de ce moment, les robots engagèrent un tournant non négligeable, s'obligeant à ressembler aux véhicules contemporains ou en tous cas de la vie réelle. Rares furent les exceptions. Chose curieuse et très intéressante, il est à noter que la plupart des prototypes retenus furent dessinés par les enfants japonais suite à un concours ! La série des Machine Robo atteignit alors le nombre de 54 exemplaires différents, sans compter les recolorations diverses, dont celles vendues en packs : les Best of Machine Robo 5-packs, extrêmement rares de nos jours, et forcément très recherchés.

Vers la fin de l'année 1983, Bandaï commença à exporter la gamme vers l'Occident. Les Américains et les Australiens connurent les Machine Robo sous le nom de Machine Men alors que les Européens les virent plus prosaïquement renommés Robo Machine... Les deux derniers accueillirent fort bien ces figurines et leur succès fut réel ; pas une cour de récréation sans ces robots qui passaient de mains en mains, aidés par un coût encore une fois très faible, issu d'une décision marketing brillante. Les Français voyaient le prix de leurs Robo Machines autour de 30 francs, 60 francs pour les DX. Les Américains,quant à eux, réservèrent un accueil beaucoup plus mitigé, pour ne pas dire glacial (entraînant un flop). Amenant Bandaï à céder la license à Tonka, qui rebaptisa les robots Gobots.

Bandaï ajouta également une histoire, une trame de fond, un passé / orientation à sa gamme. Les Machine Robo devinrent des réfugiés de la planète Romulos, détruite, qui défendèrent la Terre des "Devil Invaders" (envahisseurs infernaux), sortes de robots monstres issus de la Casmozone, pour que notre planète ne subisse pas le même sort. Aucun dessin animé ne fut produit, mais les publicités faisaient la part belle aux animations. Quelques dépliants style manga furent également disponibles. Les Devil Invaders furent alors ajoutés à la gamme des 600 au cours de 1984, ainsi que d'autres robots. De plus grands jouets virent le jour également, tels Battle Armor 5 ("combiner") et les Battle Bases.


Cependant, l'entière gamme fut bientôt aux prises avec de féroces concurrents produits par Takara. Les challengers de Bandaï donnèrent leur license concernant Diaclone et Microchange à la compagnie américaine Hasbro, qui décida de renommer l'ensemble : Transformers. Ces derniers allaient connaître le succès que nous savons. Refroidi par un essai non transformé lors de la diffusion d'un épisode (une mini série en 5 épisodes en fait) "Challenge of the Gobots", les Machine Robo ne purent bénéficier d'un support médiatique qui leur aurait peut-être permis de mieux s'en sortir face à leurs concurrents directs.

Bandaï tenta alors de soutenir la gamme avec des idées nouvelles. 1985 n'ajouta que quatre nouveaux robots à la série 600, alors que quelques réassortiments virent le jour, souvent des recolorations ou extensions de moules déjà existants. Les nouveautés furent Machine Puzzler, sorte de robot géant pouvant se séparer en 6 petits robots de couleurs et de formes complètement différentes, et la gamme des Double Machine Robo, concept qui voyait deux véhicules (avion et camion châssis, hélicoptère et char, avions de chasse différents, char et porte-char) combiner leurs efforts et ne former qu'un seul et même robot, chaque partie s'occupant de constituer le torse et les bras et l'autre les jambes.


Malgré cela, aucune de ces nouveautés ne permit un regain d'activité réel et la gamme fut placée en hibernation. Bandaï gardait l'ensemble sous le coude afin de relancer le tout de concert avec la série animée "Revenge of Cronos", connue en France sous le nom de "La revanche des Gobots".
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