La naissance des Gobots en Europe

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La naissance des Gobots en Europe

Message  Mon Lieutenant le Dim 19 Fév - 16:27

De toutes les extensions des Machine Robo, c'est surtout l'histoire européenne qui connut le plus de circonvolutions. C'est souvent le cas lorsque tout le monde essaie de tirer la couverture à soi et tente de tirer profit d'une bonne idée en distribuant des "copies" à bas coût, profitant du succès d'une gamme. L'idée initiale était fort simple : les Machine Robo se débrouillaient bien au Japon, et lorsque Bandaï reprit le contrôle de Popy en 1983, ses dirigeants se tournèrent alors vers l'exportation. Les enfants américains et australiens découvrirent les Machine Men et les petits Européens, notamment les enfants français en ce qui nous concerne, se familiarisèrent avec les Robo Machine. Les vagues successives de la série 600 déferlant pour le plus grand bonheur des cours de récréation et des chambres d'enfants, aidées en cela par les Robo Machine DX, version plus imposante, deux fois plus grande, deux fois plus élaborée, deux fois plus chère (s'échangeant alors autour des 60 francs, contre 30 francs pour les petits formats).

Cependant, le marché des robots transformables est fluctuant et change rapidement. Bandaï suivit la même méthode qu'au Japon, distribuant leurs robots sous différentes désignations de vagues (sous des orientations fortement prononcées : travaux publics, avions de chasse, véhicules de tourisme, espace, etc). Outre Atlantique, deux évènements se produirent alors : premièrement, les Machine Men s'éteignirent très rapidement, faute d'intérêt (en dépit d'une campagne de promotion télévisuelle au travers de la publicité), la seconde fut la sortie des Transformers. Tonka tenta alors seul l'expérience des Transformers et relança les Machine Robo sous le nom de Gobots, et ce que nous connaissons.

A partir de là, les "mecha" eurent un nom spécifique et un certain profil psychologique, avec toutefois des limites bien vite atteintes. Aidés par une belle promotion (dessin animé et comic books), à la fois Gobots et Transformers furent des succès retentissants aux Etats-Unis. Les Robo Machine réagirent très lentement, mais lorsque les Transformers déferlèrent sur l'Europe, noms et factions apparurent alors sur les emballages de nos robots tant aimés. Preuve de ce succès, et alors que Tonka n'était impliqué que sur le marché nord américain, il autorisa Bandaï à utiliser les noms des robots pour ses gammes personnelles, et, à part de rares exceptions, tous les robots d'alors eurent la même identité.

Au cours de l'année 1984, Bandaï étendit la gamme des Robo Machine. En même temps que les figurines régulières, les Robo Machine DX furent renommés Super Gobots, Battle Armor 5 vit son patronyme changer en Battle Suit, le Robot Puzzler fut ajouté, le Centre de Commande et Zod furent cédés par Tonka et les robots de la gamme Winch Robo, propriété de Bandaï, furent de la partie.


Cependant, si les ventes furent constantes et à un bon niveau, elles furent loin d'être spectaculaires. La multiplication des magnétoscopes dans les foyers fut alors un bon moyen de mieux faire connaître la gamme, au travers d'un dessin animé américain produit par Hanna-Barbera : "Challenge of the Gobots". Celui-ci arriva en Europe, sous l'approbation de Vestron video.


En 1985, la gamme fut de nouveau repensée au niveau du packaging, montrant qu'elle dépendait du Défi des Gobots. Si l'harmonie se voulait réelle sur toute la ligne, l'Europe continua à voir sur ses étals des figurines exclusives, telles Carry All (recolo) ou le Blackbird Snoops / Renifleur (exclu). Le marché des magnétoscopes eut en même temps peu d'impact réel (car émergeant à vrai dire) sur la diffusion de la gamme. Cette absence d'uniformisation du marché eut des conséquences à long terme. La schizophrénie perturbait les acheteurs potentiels, perdus entre les Super Gobots, les DX, les Robo Machine, les Combinators (noms européens des Double Machine Robo japonais) qui connaissaient des emballages tamponnés Robo Machine pendant que d'autres arboraient les autocollants Gobots. Au même moment, les invendus américains de Bandaï nommés Godaïkin furent rapidement relancés en Europe où on leur attribua en toute hâte un logo Robo Machine.

Malgré ce tumulte, la gamme continua joyeusement son bonhomme de chemin. Le principal problème fut finalement interne : en 1986, Bandaï renomma sa gamme lorsque sortit l'animé "Revenge of Cronos". En résultante, les nouveaux produits furent trop peu nombreux, la plupart étant tout à fait incompatibles avec la gamme jusqu'alors existante, Bandaï Europe fut incapable de créer et d'exploiter leurs propres moules, en dépit d'une commercialisation qui aurait été viable. Et à partir de 1987, les Robo Machine commencèrent à décliner sérieusement.

L'entière gamme de jouets est davantage reconnue et conserve un excellent impact auprès des populations européennes, ce qui est moins vrai aux USA. D'ailleurs, les deux tentatives de renouveau de la gamme eurent lieu en Europe, au travers des gammes Change and Glow / CG Robo (14 robots fabriqués, dont 5 diffusés en Europe, et qui émettaient des sons de sirènes ou de klaxons tout en voyant leurs gyrophares s'illuminer) vers 1993 mais qui fut un échec, et Machine Robo Rescue / MRR qui, elle, connut un succès.

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